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Vintage Bel Air, vaste projet touristique et économique

Vintage Bel Air en chiffres, c’est 3 SAS, un parc de loisirs de 30 hectares à La Rochepot, et 9 millions d’investissements pour faire revivre à l’horizon 2018 l’ambiance de la Nationale 6 des années 1950 à 1970.

 

C’est un pari un peu fou. Créer de toutes pièces un parc de loisirs pour faire revivre l’atmosphère de la célèbre "Nationale 6", la route des vacances qui reliait Paris au sud de la France en traversant la Bourgogne. L’initiative lancée à l'origine par le député-maire de Beaune, Alain Suguenot, est aujourd’hui portée par une entreprise, la SAS Vintage Bel Air, qui a acheté 30 hectares de terrains sur le plateau de Bel Air. Son président, le muséographe Jacques Le Disez, et ses associés, parmi lesquels Frédéric Jangot (plasticien-scénographe) et David Butet (dirigeant de la société dijonnaise d’événementiel Strategic Event), ont construit un projet "ambitieux mais raisonnable" : un parc de loisirs autour d’une Nationale 6 reconstituée –la plantation des premiers arbres d’alignement est prévue pour le 1er octobre2016–, avec exposition permanente, restauration, événements, et animations tout au long de l’année  "Nous ne proposerons pas d’attractions au sens premier du terme, précise David Butet. Pas de sensationnel, mais de l’émotionnel !" Par exemple, des rendez-vous revival hebdomadaires autour de la mode, du cinéma et de la musique des années 1960, mais aussi, bien sûr, des voitures de collection.

Un projet structuré autour de 3 SAS

Investissement prévu : 9 millions d’euros dans un premier temps. Les travaux doivent s’engager début 2017 pour une ouverture prévue en 2018, avec à la clé une cinquantaine d’emplois –l’équipe précurseur est composée de trois équivalents-temps plein. Au moins 60.000 visiteurs, qui passeront sur le site entre deux et quatre heures, sont attendus chaque année, pour commencer. Vintage Bel Air développera également une activité d’accueil d’événements (séminaires, festivals…) susceptibles d’attirer 20.000 personnes supplémentaires. Côté tour de table, plusieurs actionnaires privés sont investis dans la holding (SAS Vintage Bel Air), dont Yannick Morizot, président du circuit Dijon-Prenois, Christophe Rougeot, dirigeant de l’entreprise de travaux publics éponyme de Meursault, Jean-Claude André, gérant de la société André Jean-Claude Expertise comptable, ou encore Jean-François Martinet, directeur associé de EHR Consulting. Pour la filiale immobilière du projet (VBA Immobilier), la Caisse des dépôts et la Caisse d’épargne Bourgogne-Franche-Comté se sont engagées. Et c’est une troisième SAS, VBA Développement, qui prendra en charge l’exploitation du site et pour laquelle une levée de fonds est en cours.