Entreprendre

Deux entreprises issues du cluster éolien avec E. Schuddinck

"La transition énergétique est une vraie opportunité" mais force est de constater "que peu d’entreprises se créent dans notre région", observe Emmanuel Schuddinck, délégué général du cluster éolien Wind for Future jusqu’en juillet 2017, date à laquelle il passera la main. Son projet : développer les deux sociétés dans lesquelles il s’est associé, fin 2016, avec l’entreprise de travaux publics Rougeot.

 

Justy (ex-Somax) et Anemos (dont les statuts ont été déposés en avril 2017) s’inscrivent toutes deux "dans une logique de spin off du cluster", explique Emmanuel Schuddinck. De fait : le cluster éolien est une association à but non lucratif (90 entreprises membres) et, à ce titre, ne peut porter d’activités commerciales. Pour autant, les besoins sont importants, en premier lieu en matière de formation.

Justy est agréé depuis 4 mois comme organisme de formation et a rejoint le cercle fermé des organismes labellisés GWO/BZEE (moins de 30 dans le monde). L’entreprise assure, à ce titre, la formation des techniciens de maintenance éolienne en partenariat avec le Greta21. Elle se positionne également –depuis qu’Emmanuel Schuddinck l’a rejointe– comme cabinet d’ingénierie, d’études et de conseil, pour tous les porteurs de projet dans le domaine des énergies renouvelables. Ses deux domaines cibles : l’éolien et l’hydrogène.

"Développer de nouvelles solutions"

"Notre objectif est de développer de nouvelles solutions, en particulier sur le stockage de l’énergie électrique produite par les éoliennes", explique Emmanuel Schuddinck. Un exemple : Justy est fortement impliqué dans le projet Eolbus (dans l’Auxerrois). L’objectif : constituer une flotte de véhicules fonctionnant avec un hydrogène obtenu à partir de l’énergie produite par les éoliennes. Le projet, européen, associe un réseau de 15 villes. Il mobilise en Bourgogne Franche-Comté de nombreux partenaires académiques, parmi lesquels l’UTBM (université de technologie de Belfort-Montbéliard).

À plus court terme, Justy va commercialiser, d’ici à quelques mois, une solution pour le contrôle du serrage des boulons sur les éoliennes, grâce au transfert d’une technologie issue du secteur automobile. Et pour préparer l’avenir, l’entreprise se saisit de tous les sujets émergents qui l’intéressent. Parmi ceux-ci : le repowering (la déconstruction et le remplacement des éoliennes), le nettoyage et le dégivrage des pâles d’éoliennes, la lutte contre le gel dans les vignes…

Pour l’heure, Justy (cinq personnes) assure l’essentiel de son chiffre d’affaires grâce à la formation et à l’installation de mâts de mesure du gisement de vent, précise Emmanuel Schuddinck. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’Anemos a été constitué : la nouvelle entité assure l’analyse des données recueillies par les mâts de mesure.